mardi 21 février 2017

Les Longues Barbes - Nains Impériaux.

 

Voici quelques semaines que mon vieux camarade Fabien m'avait confié son petit régiment de Nains.
Pas peu fier de sa collection full métal, antérieure à 2000 et toujours en peinture d'époque, mon Fab' s'est pris de cette bonne idée de me confier les prochaines peintures, plutôt que s'y remettre 10 ou 15 ans plus (trop ?) tard...
Ce petit QG court sur pattes sera donc bientôt recruté au sein de son bataillon toujours en action en mode V4, sur les tables de Warhammer Battle. Génération Oldschool, on n'en réchappe pas. ^^

Ces vétérans et hauts dignitaire du contingent, arborent fièrement les dorures qui démarque leur rang.
Ils n'ont pas oublié d'attacher chacun solidement à leur ceinturon, cette choppe fétiche, celle qui décuple immanquablement la bravoure des Nains à la bataille.
SANTE !






Techniquement, j'ai d'abord effectué une sous-couche à l'aérosol en deux tons : 
Noir pulvérisé en contre-plongée (par en dessous) pour ombrer naturellement le sujet et un voile de blanc vaporisé en zénithal (par au dessus) pour poser les lumières.





A partir de là, j'ai appliqué sur les pièces d'armures et les vêtements un lavis bleu assez léger.
Une fois sec, j'ai renforcé le bleu d'un glacis supplémentaire suivi de différentes phases d'éclaircissements.




Ayant pris soin de laisser les mains et les visages immaculés, j'ai juste assombri et donné la teinte avec un lavis de reikland-flesh par dessus une base très finement diluée de kislev flesh.
Ensuite, j'ai éclairci le peu d’arêtes émergeant des casques à cornes déjà bien couvrants. 

J'aurais même pu aller jusqu'à leur rosir le pif avec un léger glacis de rouge !
Mais ça, je laisse le soin au propriétaire de les enjoliver de batailles en victoires... :p





Les barbes ont reçu un assombrissement en lavis d'agrax et underline de nuln oil, puis ré-éclaircies en gris clair ou en ushabti bone pour casser et varier un peu la toison blanchie de ces vétérans barbus.



Viennent enfin dorures, petits détails (gemmes, yeux, boutonnières...) et accessoires en cuir / bois (bourses, sacoches, choppes, fourreaux, ceintures...). 
Pour finir, les boucliers sont peints séparément à l'identique, puis assemblés pour la photo finale.



Le soclage, conformément aux habitudes que j'ai prises, est réalisé avant la peinture de la figurine qui restera ainsi solidaire de son socle pour le restant de ses jours. 
J'utilise un pinceau pour étaler une bonne épaisseur (1mm) de colle pva autour des bottes.

J'y ajoute une pincée de broyats végétal sec et très fin, un ou deux petits gravillons pour la roche, puis je plonge le tout dans un bain de sable fin, qui va servir de mortier en agglomérant la colle et se rétractant, tout en séchant autour des bottes.




Les quelques étapes, progression en images.


Pré-sous-couche noire.



Voile blanc zénithal verso


Phase intermédiaire verso
Phase intermédiaire recto


Dernières touches avant la pose du bouclier.


Phase finale.

vendredi 17 février 2017

Un Arbre en Hiver.






"Ne suffit-il pas de vouloir voir les choses belles,
pour qu'elles le soient, tout simplement ?"

I.F.T. le 17.02.2017. Aïe, 5:30 du mat' ça commence fort !



Comme certains d'entre vous le savent déjà, l'atelier nomade et participatif Sira Mundo a repris le chemin des transhumances l'été dernier, s'éloignant ainsi pour de bon des tumultes mafieux de son rayon d'action précédent, je reviendrai plus tard sur cette sombre et lamentable histoire de familles...


Embarquant ainsi dans mes malles mes petits outils créatifs/réactifs/récréatifs (Woodstone Mini-Studio et tout son bric à brac), pour finalement me poser au vert à Ecouis à l'éco-centre d'Ecocircus, j'ai entrepris d'y passer l'hiver tout en prenant une part active à la prochaine ouverture de saison du centre. 

Pour parfaire ce partenariat associatif, la yourte de Sira Mundo a endossé sa parure hivernale avec l'aide de certains amis dont je ne citerai pour l'instant que l'Atelier Daisy Day en raison de l'immense service rendu par sa machine à coudre. Quel Talent ! ;)

Afin de vous donner un aperçu du spectacle parfois saisissant de cette capricieuse saison, j'ai sélectionné mes clichés réalisés au plus froid des gelées champêtres.


La lumière filtrée d'un soleil de midi, noyé dans le brouillard Normand.
De rencontres insolites en silhouettes incertaines, une végétation vibrante se révèle, joliment stratifiée par trois nuits de givre intense en janvier.

Une telle magie ne pouvait que m'inspirer quelques vers mêlés de mélancolie, d'espoirs et d'incertitudes, de cette étincelle de vie qui, même au cœur d'un long hiver, reste en sommeil en chacun de nous, jusqu'au retour du printemps et sa lumière réparatrice...


 .


Dans ton jardin d'enfant, tu ne peux pas vieillir.
En poursuivant tes rêves tu ne peux que grandir,
En respectant tes choix, tu ne peux te trahir.


Dans ton jardin secret, un Amoureux respire.
En silence et serein, l'espoir ou le chagrin,
La rosée du matin, la lumière pour demain.



Dans ce jardin discret, je te rejoins de loin.
Quelle qu'en soit la distance, quand se joignent nos mains,
S'accompagne la danse, de nos deux âmes en transes.



Dans ton jardin solaire, orchestré de mystères, 
Deux amants solitaires, de toutes les hémisphères, 
Se transforment en lumière, traversant l'univers. 





Dans ton jardin d'étoiles, le 7e ciel dévoile,
Tes désirs de délices, nos souvenirs complices
Comme un jour de solstice, une merveille de malice.



Dans ton jardin d'Eden, tu es belle à croquer.
Cet homme pour qui la pomme, n'est que fruit de Nature,
Te veut ange gardienne, même s'il a la peau dure.




 Dans ton jardin d'amour, je viens refaire un tour,
Un peu plus chaque jour, sur ton aile de velours,
La douceur de ta bouche, de nos mains qui se touchent.




Dans ton jardin coquin, je fais bien le malin.
Dans le creux de tes reins, j'explore le chemin,
Et du chant de tes mains, je devine tes desseins.




De ce jardin privé, tu m'as livré les clés.
Reconnaissant d'espoir, je m'y suis abreuvé,
Puis sous ce charme unique, je me suis égaré.




Dans ton jardin de doute, je me fais rassurant,
Par tes sens en déroute, tu cherches un firmament,
Si je t'ouvre la route, rejoins moi doucement.



Ton jardin solitaire, te laisse un goût amer.
Années de sacrifices, pour un nouveau supplice,
Epreuves de patience, pour tenir la distance.




Dans ton jardin fermé, je me sens condamné.
Ton jardinier perdu, n'ose plus s'approcher,
à regrets il s'est tu, de peur de te froisser.



Dans mon jardin d'hiver, pour dissiper la brume,
J'espère chauffer ton cœur, pour ça je me consume,
Je m'y brule par erreur, de ce feu qui parfume.



Dans mon jardin d'espoir, j'évolue dans le noir,
Comme un jeu de miroirs, dont on ressort hagard,
Un cruel assommoir, empreint de désespoir.



Dans un jardin troublé, s'active un jardinier.
Pour rendre à l'équilibre, ce qu'il a de plus libre,
Pour rendre à sa nature, ce qu'elle a de plus pur.



Dans ton jardin d'ennui, se cache une sortie.
Un passage discret, que je t'ai révélé,
Vers un temps de répit, un refuge insoumis.



Dans ton jardin d'avenir, j'espère y revenir,
Avoir le mot de passe, y retrouver ma place,
Chaque minute au présent, savourer chaque instant.


Dans ton jardin divin, une divine idée,
de ta féminité, une divinité,
Fatale et sans limite, brise donc ta bride,
Et rejoins moi très vite, ou d'un élan timide.
Ton jardinier t'attend, il reste ton amant.


Dans ton jardin de vie, tu as la liberté,
Tu es la Femme, tu es la Force,
Tu es la flamme, je suis l'amorce.
Prends juste garde que le temps, ne ronge mon écorce.






Idrissa-Flo Touré, Hiver 2016 / 2017.